© 2018 lesideemobiles by Fanny Oio. Tout droits réservés.

    Proudly created with Wix.com and made with love 

    Une tenue de fête, qui en jette (pas!)

    Dernier défi de ce challenge Noël Zéro-déchet, pour évoquer la tenue de fête et globalement l'achat de vêtements.

    A travers ce défi je vous invite à réfléchir à votre consommation de vêtements, et aux achats que vous faîtes et aux conséquences que cela implique sur l'environnement.

    On parle beaucoup de fast fashion aujourd'hui, et de l'impact de l'industrie textile sur l'environnement. Pourtant, on cede encore beaucoup à l'achat de vêtement neuf, tant le marketing de la mode est fort  !

    Alors, comment avoir une belle tenue de fête, dans un Noël écolo ?

    Un petit rappel du contexte s'impose.

    L'industrie textile est considéré comme l'un des plus polluant au monde aujourd'ui : CO2, eau, microplastique : une belle catastophe environnemental et sociétal.

    Les raisons :

    - On achète trop de vêtements

    En Europe les achats ont augmenté de 40% entre 1996 et 2012. Soit en 2015; 6,4milions de tonnes de nouveaux habits. Pour les français, ca fait l'équivalent de 9kg par personne et par an.

    La vente a explosé dans les années 2000 avec l'arrivée des sites en ligne. Parallèlement le prix des vêtements a baissé. C'est même l'un des produits qui n'a pas augmenté par rapport au coût des autres produits de consommation.

    On achète plus, pour porter moins longtemps.

    30% de notre garde-robe n'est pas porté.

    La faute aux achats impulsif, coup de coeur, au marketing de plus en plus fort, à l'injonction de la mode de porter tel ou tel habit, aux tendances modes qui changent plus vite que notre ombre. Les dicktats de beauté et de style qui pèsent sur les femmes et les hommes et nous poussent à nous conformer à un modèle, et donc à acheter pour y ressembler.

    On estime à 114 euros d'habits achetés et non porté dans chaque logement en France.

    2/3 de la production mondiale de textile finit dans les décharges et les incinérateurs. L'équivalent de 442 millions d'euros.

    2,5 kilos de textiles par an sont recyclés.

    Les associations collectent 160 000 tonnes par an de vêtements en France.

    On parte de gaspillage alimentaire, mais on pourrait également parler de gaspillage textile, encore trop méconnu.

    Petite infographie de Novethic qui parle d'elle-même.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais il y a du mieux !

    Certaines entreprises ou créateurs ont trouvé le bon filon et réutilisent cette matière dans la création de nouveaux vêtements, ou dans des magasins de friperie.

    C'est le cas à Lille de Slowmod, Ding Fringue, La vie est Belt.

    Le 25 septembre 2019 le Sénat à voté une loi interdisant la destruction des invendus non-alimentaire des entreprises. Une grande première ! Mais s'il est désormais interdit de détruire, il faudra donc trouver des circuits de ré-emploi, et donc aider les associations à s'y coller parce que ça fait beaucoup de stocks quand même.

    Et si on arrêtait tout simplement de produire autant ?

    - On produit trop !

    L'industrie textile est très polluante, notamment parce qu'elle produit en grande quantité.

    L'eau est la ressource naturelle la plus impacté par cette industrie. La production de coton est grosse consommatrice d'eau.

    7500 litres d'eau pour 1 jean, soit l'équivalent de toute l'eau bue par un humain pendant 7 ans.

    L'eau est une ressource renouvelable mais on la consomme beaucoup trop vide par rapport au temps qu'elle met pour se renouveler : les nappes phréatiques sont à sec, même ici dans le Nord.

    Mourir de soif pour s'acheter de nouveaux vêtements ? Un comble quand même.

    La production de textile est génératrice de gaz à effet de serre : l'élevage des animaux pour la laine ou le cuir, mais aussi et surtout le transports des produits qui viennent pour la plupart d'Asie du Sud-Est en avion. Et vue la tonne produite, ça fait beaucoup d'aller-retour. On estime à 1,2 milliard de tonnes de CO2 par an.

    Utilisation d'une autre ressource naturelle, fossile et non renouvelable : le pétrole. La plupart des vêtements aujourd'hui sont composés de polyester, soit du plastique, soit fabriqué avec du pétrole. C'est même la matière la plus utilisée dans le prêt à porter car il n'est pas cher et plus résistant que le coton.

    Du plastique dans nos vêtements, comme s'il n'y en avait pas assez dans nos océans !

    Parce que tout ce plastique, lors des lavages se désagrège et vient polluer l'eau par des microplastique impossible à voir à l'oeil nu. On estime à 35% le taux de micro-plastique dans les océans qu vient du textile. Alors dire non à la paille en plastique c'est bien, mais refuser d'acheter des vêtements en polyester, c'est encore mieux !

    Lave t-on trop souvent nos vêtements ? C'est une question qu'on peut se poser, parce qu'aujourd'hui il n'y a pas d'alternative à cette pollution là. Nos vêtements qu'ils soient neufs ou d'occasion contiennent du polyester. On les lave moins souvent pour réduire notre impact ? Ou est-ce déjà trop tard ?

    Si je n'ai pas la réponse à cette problématique, je peux quand même vous proposer d'agir !

    - Acheter moins tout simplement .

    Calmer sa frénésie acheteuse, et son besoin de posséder de nouveaux vêtements. C'est pas ça qui nous rend véritablement heureux.

    Pour cela : utiliser la méthode BISOU avant tout achat.

    SI l'achat doit se faire pour x raisons valables :

    - Acheter de seconde main en priorité.

    Il y a déjà trop de vêtements en circulation ou qui finissent dans les décharges.

    Lieux : vinted, emmaus, bon coin, friperie, etc...

    - Acheter éthique, la solution ?

    La mode éthique surfe sur la vague écolo et je pense qu'il faut savoir faire la part des choses. Être shopping addict et acheter seulement en mode éthique en grande quantité a quand même un impact sur l'environnement;

    Attention au greenwashing des marques. Vérifier la véracité de leur propos sur l'éthique, les lieux de productions.

    Un coton bio ou oeko tex reste quand même du coton produit avec une grosse quantité d'eau.

    Et cela reste des nouveaux vêtements remis sur le marché des millions de nouveaux vêtements qui finiront un jour ou l'autre en décharge.

    - Et si on louait ?

    Pourquoi devoir toujours posséder les choses, si ce n'est que pour une utilisation unique ? Que ce soit pour les mariages ou les fêtes de Noël, vous pouvez louer votre tenue sur des sites qui proposent ce genre de service.

    - Les cachottières

    Sinon le prêt ou l'échange reste pour moins la solution la pus avantageuse, s'il l'on a des copines qui font un peu la même morphologie que nous!

    On notera à Lille deux nouveaux concept d'échange de vêtements :

    - Le Club des fringues

    - Greendy Parc

    Alors pour briller vraiment à Noël : On trouve une belle tenue dans son placard, parce qu'il y en a c'est sur, dans les 70% de vêtements que l'on ne porte jamais, on échange une tenue avec une copine/copain, on loue sa robe, on l'achète en seconde main... :)

    Sans oublier...

    - Le coût social des vêtements : l'autre point génant en terme de gaspillage vestimentaire, n'est pas que le problème environnemental, mais c'est aussi le coût social que cela engendre; C'est à dore que le coton est récolé, que les tissus sont teints, et cousu par des personnes, dont les conditions de travail ne sont pas au beau fixe, puisque principalement En Asie du Sud-Est où la protection des travailleurs n'est pas la même qu'en France. Travail des enfants, horaires, salaires, conditions.... si le tee-shirt que vous acheter coûte seulement 3 euros c'est que quelqu'un d'autre paye le prix et ce sont souvent ces personnes là. Depuis que les usines textiles en France ont fermé, notamment dans le Nord où il y avait énormément d'industrie textile, tout a été externalisé et on ne peut quasiment plus trouver dans les magasins de prêt à porter des vêtements made in France.  Même certaines marques françaises ont fini par externaliser, garantissant soi-disant des bonnes conditions de travail aux employés asiatiques. Mais qu'en est-il réellement ? Dans un monde où la surconsommation règne, produire plus pour vendre plus, à des prix dérisoires, on préfère regarder ailleurs malheureusement.

    Ma source d'inspi : Cet article hyper intéressant du Monde

    Et vous, votre tenue de fête, ce sera quoi ?